Du 30 juin au 3 juillet 2016, le festival Garorock, à Marmande, a fêté ses 20 ans. A l’aide d’une programmation fournie, pas spécialement rock mais très diversifiée, le festival a su divertir les festivaliers, venus en masse pour l’occasion. Nous étions présents le vendredi 1 juillet et le samedi 2 juillet, voici nos coups de cœur, nos regrets et notre ressenti.

Le début

La clef d’un festival réussi est le choix de l’emplacement de la tente (excepté pour les chanceux ou les capons qui se délectent d’un lit d’hôtel). Pas trop près des toilettes, et proche de l’accès concert. Ensuite, il faut prévoir ce que l’on emmène pour subsister toute la soirée : nourriture, bouteille d’eau (ou autre pour les plus habiles), pull. Au diable les talons et espadrilles, pour la sécurité de nos pieds. Ensuite, alea jacta est !

Vendredi

Début des concerts le vendredi avec Flavien Berger. Une mise en bouche plus que délectable. Le public est assez homogène : Stan Smith neuves et couronnes de fleures type Coachella. C’est ce qui compose la majorité du festival. La prestation ne peut que nous rendre impatient face à la sortie du prochain album de Flavien Berger : 16 Visions of Ex-Futur qui sortira en octobre prochain. On espère que celui-ci sera à l’image de ce concert ou plutôt de cette douce et envoutante invitation au voyage : apaisant et planant.

Suite des festivités avec les Naive New Beaters. A grand renfort de combinaisons moulantes et bariolées et de déhanchés chaloupés, le public a été conquis. A la suite d’une conférence de presse en petit comité, on ne pouvait que baver devant le prochain album, A la Folie (sorti le 22 juillet), accompagné entre autres par leur amie Izia.

Les Naive New Beaters à Garorock {© Gaspard Dareths / La Pause}

Les Naive New Beaters {© Gaspard Dareths / La Pause}

Après nos joyeux compères, non pas le déluge, mais Las Aves, sympathiques, dansants, énergiques, je ne m’attendais pas à tant d’ambiance, c’est donc ma découverte du festival. Trêve de plaisanterie. Pour tenir le rythme, il faut se ressourcer.

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Las Aves {©Juliette Lopes / La Clef}

Kro et kébab, pour un esprit saint dans un corps saint. A ce moment de la soirée, les jeunes filles en sandales commencent à regretter leur choix. Il faut maintenant courir, attraper  la meilleur place pour The Kills.

The Kills {© Nicolas Jacquemin / La Clef}

The Kills {© Nicolas Jacquemin / La Clef}

Dès lors, c’est une explosion. La prestation d’Alison Mosshart (la chanteuse) est particulièrement impressionnante. J’ai fondu lorsqu’elle m’a décoché un clin d’œil. Avant d’aller se coucher, passage obligatoire, à 2 heures du matin, par la case Jamie XX, chemise blanche, pantalon noir, casque visé sur les oreilles, et seul, le voilà qui fait danser une énorme masse humaine. Pour bien entamer la journée du samedi, direction la tente, au milieu de bretons en surnombre.

Jamie xx {© Juliette Lopes / La Clef}

Jamie xx {© Juliette Lopes / La Clef}

Après une nuit mouvementée, j’entends par là qu’un illustre inconnu a tenté de déplacer la tente, et moi avec, il faut se remettre d’aplomb. Jour de chance, jour de marché à Marmandes. Les effluves de poulet grillé n’ont pourtant pas réussi à faire sortir les festivaliers du site. Café, croissant, rougail saucisse et riz plus tard, c’est requinquée que je rejoins le festival.

A 17h45, c’est le début de la Ed Banger House Party. Du « boum boum » m’ont dit mes amis. Certes, mais du boum boum qui met dans l’ambiance après une pinte (ou deux).

Ed Banger House Party (de gauche à droite Busy P, Boston Bun et Para One) {© Gaspard Dareths / La Pause}

Ed Banger House Party (de gauche à droite Busy P, Boston Bun et Para One) {© Gaspard Dareths / La Pause}

Arrive par la suite OdezenneMême un peu éméchés, ils ont une belle prestance sur scène et font réagir le public au quart de tour. Un plaisir de les voir bondir sur scène. Il est temps de retrouver ses amis, tous perdus et éparpillés dans la foule, sans une once de réseau. Les uns sont au bar, les autres aux toilettes, voire devant un lieu de rendez-vous qui n’est pas le bon. Une fois cette difficile besogne accomplie, c’est l’heure de Slaves, après un rapide passage par M83Slaves, c’était violent, et je ne parle pas que du pogo qui m’a donné un nombre de bleus hallucinant. A deux sur scène, les deux comparses crient, haïssent, et jouent délicieusement fort.

Fin de la session sport et direction Ratatat. La version live ne diffère pas vraiment de la version album, un peu décevant, mais toutes fois, je suis heureuse de les avoir vu « en vrai ». Je m’eclipse (et perds encore une fois toute trace de mon groupe) pour rejoindre The Shoes.

The Shoes

The Shoes

A l’avant de la scène, on saute, on chante, on aime. Le concert est agrémente par une projection de leur vidéos, comme celle-ci, par exemple. Finalement, c’est sur des notes de Flume et de Boys Noize, pour danser un peu avant de tomber d’épuisement, que s’achève pour moi le festival, du moins la partie concert. Je rejoins donc ma tente dans un état second.

Bilan de ce Garorock

Le festival a eu un bel anniversaire, et tous les invités en ont sans doute bien profité. La programmation, qui a tendance à se populariser, n’en est pas moins attrayante pour autant, chacun y trouve son compte. Un festival, c’est du sport, ça fatigue, mais ça donne envie d’y remettre les pieds. A l’année prochaine pour les 21 ans de Garorock !

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