A cure for Life (ou A cure for Wellness chez nos confrères américains et germains) de Gore Verbinski, est selon Wikipedia un thriller horrifique. En fait, il s’agit plus d’une mixture de genres, allant de l’horreur au drame, en passant par l’aventure et le fantastique sur une base, il est vrai, de thriller qui donne au tout un goût particulier, marquant, presque singulier.

L’histoire

Le film pourrait se résumer ainsi : un institut étrange, un gars et une fille, des histoires de famille.

Cette intrigue qui semble déjà tracée, simple et presque digne d’un film de série B, se révèle pourtant étirée et exploitée tout le long du film. Ainsi, si le spectateur peut effectivement prévoir les prochaines actions du personnage, il aura du mal à imaginer le fin mot de l’histoire. Ce suspens entraîne cependant une longueur (et pour cause, le film dure plus de deux heures !) qui pourra ennuyer par moments.

Les acteurs

La distribution des rôles est bonne. On retrouve un Dane DeHaan, incarnant le personnage principal, plutôt en forme et extrêmement percutant dans ses scènes de monologue. Il est rejoint par une Mia Goth, parfaite en fille-femme étrange et un Jason Isaacs convaincant, mais sans plus, en médecin fou et tyrannique.

DaneDehaanCureForLife

Dane DeHaan dans son rôle de patient emprisonné.

Les personnages secondaires sont eux aussi honorables et arrivent tous à faire transparaître le caractère énigmatique de l’institut… Du moins à l’exception de l’infirmier que l’on voit en extérieur seulement deux fois et qui a failli ruiner le jeu de groupe.

La réalisation

Verbinski, plutôt connu pour ses Pirates des Caraïbes ou autres Rango, a admirablement bien soigné la réalisation. Les décors comme le cadre du tournage sont vraisemblables, voire réalistes, et d’une beauté glaçante. L’attention particulière portée aux bains, éléments principaux de ce film, leur donne un aspect captivant. Tous ces détails feraient presque voyager le spectateur à une autre époque.

Image tiré d’un plan séquence du film : Le train magnifie le paysage.

Le traitement des couleurs et de la lumière tout au long du film est splendide. Les ombres sont utilisées avec parcimonie et de façon juste. La lumière, elle, est toujours voulue et sert d’élément à l’intrigue, de révélateur. Les couleurs chaudes sont ternies, presque pastels, alors que les couleurs froides sont ravivées.

Il y a cependant un défaut, et de taille, dans cette mise en scène : les plans peuvent se révéler pauvres et sans grande saveur. Même si certains plans-séquences rares mais incroyables viennent briser cette absence d’inventivité, et que les plans finaux apportent une apothéose trop longtemps attendue, tout cela ne représente qu’une infime partie du film. De même, les musiques ont beau être prenantes, elles n’en demeurent pas moins oubliables.

Conclusion :

A Cure for Life n’est pas un long-métrage extraordinaire, mais reste pourtant à voir. Que l’on soit fan d’horreur ou pas, le film laisse cette agréable sensation de sortir de la salle, muet et songeur au message délivré dans l’oeuvre. On se dit alors que, cachés derrière des films bien plus mis en avant, là où on ne s’y attendait pas, se cachent des pépites profondes et fascinantes.

A cure for Life, un film horrifique et horriblement captivant
Au final, les éléments se balancent et ternissent le film qui passe de très bon à moyennement bon.
Réalisation
Scénario
Musique
Acteurs
Les points positifs
  • Une réalisation soignée...
  • Une histoire prenante...
  • De bons acteurs
Les points négatifs
  • ... mais qui manque de créativité.
  • ... qui peut paraître longue.
  • Une musique trop peu marquante.
3.5Note finale

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